Les fondements théologiques de la mission :
retour sur un colloque inspirant !
Les 7 et 8 mars derniers, le Collège des Bernardins et le Congrès Mission ont réuni théologiens, philosophes, prêtres et laïcs pour un colloque exceptionnel sur la théologie de la mission.
Deux journées intenses de réflexion et de témoignages. !
Dans le cadre majestueux du Collège des Bernardins, nous avons vécu un temps de formation exceptionnel sur la mission de l’Église. Les intervenants nous ont rappelé avec force que la mission n’est pas une option : elle est au cœur du projet divin.
La Bible nous enseigne que la Trinité est la source même de la mission : le Fils et l’Esprit en sont les premiers envoyés. La mission est un dialogue, un appel constant à témoigner du Christ dans un monde en quête de sens.
Des témoignages vibrants ont marqué ces journées. Tous nous rappellent que la mission est un engagement concret, qui demande enracinement, audace et confiance.
Aujourd’hui, alors que nous nous préparons à célébrer les 2000 ans de la Résurrection en 2033, l’appel à la mission est plus que jamais d’actualité. Et si nous osions répondre à cet appel ?

Le Congrès Mission et le Collège des Bernardins ont organisé les 7 et 8 mars derniers un colloque de théologie de la Mission. Dans ce beau collège cistercien fondé au XIIIe siècle, religieux et laïcs ont fait dialoguer les différentes conceptions de la mission envisagée dans ses fondements théologiques, bibliques, philosophiques, et dans son histoire. Des témoignages ont clôturé ces deux journées très riches. Ceux qui le souhaitaient ont pu également participer à une mission de rue avec Anuncio. Le colloque sera retransmis sur KTO en 4 soirées et le Campus des Bernardins envisage d’en publier les Actes.
Avant toute chose, j’aimerais dire notre joie d’être ensemble, en paroisse, pour partager la formation, les repas, la messe à Saint-Louis-en-L’Île… Petit privilège inattendu : la fermeture de la grande nef pour cause de Fashion Week nous a permis de découvrir le magnifique cellier, le plus grand de Paris, dit-on.
Il est impossible de résumer les nombreuses interventions et tables rondes. Je retiendrai de ce temps de formation quelques idées forces.
La mission n’est pas un principe extérieur à l’Eglise. C’est Dieu qui nous demande la mission car il veut que tous les hommes soient sauvés. Les sacrements reçus nous obligent à défendre la foi. La mission est un vrai combat spirituel dans une culture occidentale où l’homme « autotélique » veut être sa propre référence. Ce combat commence d’abord en nous-mêmes.
La Bible nous l’enseigne clairement : la Trinité est la source de la mission. Le Fils et l’Esprit sont les premiers missionnaires ! Les hommes choisis par Dieu pour exercer la mission peuvent réussir fût-ce en grommelant comme Jérémie, ou échouer comme le roi Saül. La mission est une histoire longue ponctuée de revers. Pourquoi Jésus lui-même ne réussit-il pas à accomplir la volonté du Père ? La non-réception de l’amour de Dieu est une étape nécessaire ; elle a pour conséquence la Croix, qui ouvre sur le mystère pascal et le salut du monde.
La mission est d’abord dialogue. Les penseurs allemands du dialogue Hans Georg Gadamer, Martin Buber et Ferdinand Ebner ont montré que l’homme se construit dans l’échange. On ne peut annoncer sans dialoguer, notamment avec les juifs et les musulmans. A condition qu’il soit authentique, le dialogue nous fait découvrir le Logos incarné. Jésus lui-même était en dialogue permanent avec son Père. Le Logos est dans le « dia », l’entre-deux : la rencontre devient le lieu de la présence du Verbe.
Face aux attentes contemporaines de salut qui peuvent prendre une dimension maléfique, comme le transhumanisme, la mission annonce la bonne nouvelle de la Vie éternelle. Jésus nous sauve par l’Incarnation, en nous réinvestissant dans notre statut de créatures et de fils. Certes, le salut est accompli mais l’histoire continue car l’assentiment de l’homme est attendu. En 2033 nous fêterons les 2000 ans de la Résurrection. Tous les chrétiens sont invités à rejoindre le projet JC 2033, initié par l’Eglise évangélique, pour faire connaître et aimer Jésus.
Nous avons parcouru 2000 ans d’histoire de la mission, des églises domestiques antiques à aujourd’hui : une prouesse ! Dans les années 1980 le terme a été accolé à la colonisation, ce qui l’a démonétisé. Aujourd’hui on peut à nouveau parler de « mission », présentée et vécue comme une proposition dans un monde sécularisé où toutes les offres religieuses et spirituelles sont placées sur le même plan. Autre défi qui nous invite à nous rendre davantage présents à l’autre : la technologie toute-puissante et les intelligences artificielles émergeantes.
Les témoignages nous ont impressionnés, par exemple celui de ce moderne saint Paul, autrefois anticlérical et aujourd’hui missionnaire, fondateur à Paris avec le Père Etienne Grenet d’un café chrétien ouvert à tous, l’Escale. Ou encore celui du Père Nathanaël Garric, curé à Bondy Nord dans une paroisse cernée par les points de deal, venu avec une jeune paroissienne récemment baptisée. Le Père François Odinet, aumônier du Secours catholique, a rappelé que les pauvres sont les premiers bénéficiaires et témoins du Royaume. Mais il est compliqué de les rejoindre ; le parcours Saint Jean-Baptiste semble approprié [NDLR : voir l’article dédié].
Les candidats au baptême affluent et c’est heureux. Ces nombreux néophytes nous engagent. Il nous faut devenir des missionnaires de l’enracinement et du soin. C’est un processus long et délicat car il est indispensable de s’adapter à chaque pousse de ce jardin vivant !
Rendez-vous les 7-8-9 novembre 2025 pour le Congrès Mission !
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