Récollection des serviteurs à Troussures
Les 7 et 8 février 2026, une vingtaine de serviteurs de la paroisse se sont retrouvés au prieuré de Troussures, près de Beauvais, pour leur récollection annuelle. Animé par le Père Jean-Eudes et Arthur, notre séminariste, ce week-end de prière et de fraternité était placé sous cette parole de saint Paul : « Ma puissance se déploie dans ta faiblesse » (2 Co 12,9).
Enseignements, prière, temps personnels et partages en fraternités ont rythmé ces deux jours de ressourcement. Voici quelques échos de cette récollection.
Quelques témoignages de ce weekend
« Ma puissance se déploie dans ta faiblesse » : tel était le thème de la récollection annuelle proposée aux serviteurs de la paroisse. Nous étions ainsi une vingtaine, réunis au centre spirituel de Troussures, à une dizaine de kilomètres de Beauvais, pour un week-end de réflexion et de prière autour d’une formation dispensée par le Père Jean-Eudes et Arthur, notre séminariste.
À la fin de la deuxième épître aux Corinthiens, saint Paul renonce solennellement à toute forme d’orgueil et de maîtrise pour laisser Dieu seul agir en lui :
« Ma grâce te suffit ; c’est dans la faiblesse que ma puissance donne toute sa mesure. Je préfère donc me vanter de mes faiblesses, afin qu’habite en moi la puissance du Christ » (2 Co 12,9).
Nous étions donc invités à reconnaître intérieurement nos faiblesses comme lieux de fécondité et de témoignage, comme ces jarres abîmées qui laissent passer la lumière intérieure par leurs fêlures.
À l’heure des topos, Arthur nous rappelle combien les personnages bibliques fondateurs sont paradoxalement marqués par la faiblesse : Abraham, Moïse, Pierre… jusqu’à Jésus lui-même dans sa Passion. Le Père Jean-Eudes nous présente un épisode décisif de la vie de saint François d’Assise : la « rencontre avec le lépreux », qui témoigne d’un changement fondamental de regard sur le pauvre devenu figure du Christ lui-même.
Nous avons médité ces présentations d’abord seuls, à l’aide de questions et de lectures bibliques complémentaires, puis en petites fraternités où chacun faisait part de ce qui résonnait en lui : les relations qui nous ont fait grandir, nos expériences d’abandon à Dieu, nos lieux de résistance ou de fracture.
Grâce à la douceur du ciel et au rythme tranquille des journées, nous pouvions aussi faire des pauses en déambulant dans le parc au charme romantique avec son manoir du XIXᵉ siècle. Logés dans l’hôtellerie Montjoie, nous étions entre nous pour les repas et la veillée : apéritifs, détente et rires…
Nous avons retrouvé la communauté des Frères de Saint-Jean pour partager la prière des heures et la messe du dimanche matin dans la chapelle de la Résurrection.
Nous en sommes repartis enrichis les uns des autres, désireux de nous rendre plus disponibles à l’œuvre de Dieu en nos fragilités.
Pour Céline, Michèle B., Sylvain, Benoît, Domitille, Frédérique, Michèle F., Habib, Rosette, Marie, Jean-Eudes, Isabelle, Arthur, Marcelline, Sylvie, Gilles, Marie-Odile, Philippe et Stella : votre serviteur vous salue !
Nous étions 19 serviteurs réunis au prieuré Notre-Dame de Cana à Troussures, chez les Frères de Saint-Jean, pour une courte retraite spirituelle afin de nous ressourcer.
Au programme : topos, temps personnels, temps de partage en fraternités, chapelet, liturgie des heures, messe et adoration, entrecoupés de repas, goûters, siestes, dodos et d’une soirée jeux. Dehors, la campagne engourdie dans la froidure de l’hiver… Grand merci à Charlotte de nous avoir si bien pourvus en bishop !
Les enseignements portaient sur :
· « Les fêlures de notre âme », par Arthur
· « La force de la vulnérabilité », par le Père Jean-Eudes
· « Le monde ordonné à la charité », par le Père Jean-Eudes
C’est par nos fêlures que peut passer la lumière de notre âme, nous suggère Arthur. Le Père Jean-Eudes nous rappelle ce paradoxe chrétien : notre vulnérabilité, si elle est assumée, peut devenir source de force et de joie.
Réunis en fraternité, l’autre est face à soi, qui attend d’être écouté. Et cela promet de belles histoires, des émotions fortes et de bons moments partagés. Nous l’avons vécu une fois encore.
Alors nous avons repris la route pour retrouver nos foyers… le cœur nourri de ce week-end fraternel.